Du 20 au 29 novembre 2017, le père Christian Ehemba, Provincial de l’Afrique de l’Ouest, et le P. Pierre Diatta, avons effectué une visite à nos présences de Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. Il s’est agi pour nous, en ce début d’année pastorale et académique, d’apporter à nos frères notre soutien et nos encouragements. C’est une occasion aussi pour nous de nous rendre compte de la situation de notre mission dans ces différentes présences. Cette visite nous a menés ainsi tour à tour à nos trois présences de Côte d’Ivoire ( Abidjan, Daloa et Agboville) et  à celle que nous venons à peine d’initier au Burkina Faso, dans le diocèse de Diébougou, dans le sud-ouest du pays ( Village de Zingane).

Côte d’Ivoire: En Côte d’Ivoire, nous avons rendu visite à la communauté du scolasticat d’Abidjan. Cette année, les scolastiques sont au nombre de 11 plus 2 formateurs. Ceux-ci sont les pères ROGER BABENE (recteur et maître) et Jean Gabriel DIATTA (étudiant lui-même). Avec ce nombre, notre maison-scolasticat est pleine. Cela dit que l’urgence d’une autre maison pour le scolasticat s’impose nécessairement pour l’année à avenir. En dehors de cela, l’ambiance au sein de la maison est plutôt bonne et apparemment bien studieuse.

Pour ce qu’est de notre présence de Daloa, la communauté est constituée de 4 frères. Il s’ agit des pères Aubin Coly ( recteur et curé), Jean Aliman, Alex Andande et du scolastique Léonce DIATTA. À Daloa, nos frères ont bien engagé l’année pastorale et académique.

Nous avons, en outre, profité de notre passage à Daloa pour rencontrer et saluer l’évêque, monseigneur Maurice Konan Kouassi. En présence de trois de ses conseillers, nous avons été amenés à clarifier quelque malentendu sur le projet d’ouverture d’un collège sur le site actuel du centre culturel. Cela a été fait heureusement et nous croyons pouvoir le faire l’année prochaine après avoir eu le consentement en bonne et due forme de l’évêque. Il semble que c’est cela qui a manqué et qui a été à l’origine de ce malentendu.

Pour notre présence dans le diocèse d’Agboville, dans le nord-est de Abidjan, les trois frères de la communauté ( le père Nector Sarr, curé et recteur, les scolastiques Fabrice et Robert) semblent aussi bien déterminés à mener à bien cette mission. Le dimanche 26 novembre 2017 en effet, le père Nestor a été officiellement installé par l’ordinaire du lieu. Nos frères de la Côte d’Ivoire, ont aussi saisi cette occasion pour clôturer l’année jubilaire calasancienne. Malheureusement notre voyage au Burkina ne nous a pas permis  de participer à ce double événement. Mais selon le compte rendu de la communauté d’Abidjan, tout s’est bien passé.

Burkina Faso: Au Burkina Faso où nous sommes arrivés le 25 novembre 2017, nos trois frères qui y sont arrivés  il y a à peine deux mois, ont pris à bras le corps la mission qui leur est confiée. Les frères fondateurs de la mission de Zingane, à quelque 300 kilomètres de la capitale Ouagadougou, sont les Pères Théodore LAMBAL ( recteur), Lionel EHEMBA et le scolastique Noël SAMBOU. Tous les trois se portent bien et entretiennent déjà de très bonnes relations avec le clergé et les religieux. Les fidèles les ont aussi bien accueillis voire adoptés déjà . L’évêque a, à leur égard, une vraie attitude de père. Cette attitude paternelle a créé chez les frères une certaine sérénité qui les encourage à se mettre au travail sans tarder. En effet, les frères Lionel et Noël se sont engagés respectivement comme professeurs de français et de mathématiques au collège public du village. Ce qui, naturellement, nous réjouit.

Mais notre vraie joie durant cette visite nous est venue de l’évêque et de son conseil. Ceux- ci nous ont rassurés et nous ont confirmés dans le sentiment que nous avions raison de répondre positivement à leur invitation de venir travailler dans leur diocèse de Diébougou. Ils ont mis gracieusement à notre disposition quelque 20 hectares . Ceux- ci, dit l’évêque, est un don que le diocèse fait aux Écoles Pies. Ils nous ont donné vraiment la sensation d’être attendus chez eux et avec une volonté réelle de nous faciliter tout. Le diocèse de Diébougou est loin d’être le plus riche du pays, mais l’évêque a tenu à mettre nos frères au même niveau de traitement que ses propres prêtres. Ce qui nous réconforte énormément.

Il faut dire que nous sommes rentrés du Burkina Faso, le père Christian et moi, très satisfaits de ce que nous avons vu et entendu. Nous espérons que ces débuts très prometteurs de notre présence dans le pays des hommes intègres ( c’est le sens de Burkina Faso), nous aideront à donner le meilleur de nous-mêmes aux enfants et aux jeunes du diocèse de Diébougou et du pays en général.

Pierre DIATTA, assistant.