Le 7 juin, le colloque « Pacte mondial pour l’éducation et l’université » s’est tenu dans l’auditorium « P. Manuel Arcusa Castellá, Sch. Manuel Arcusa Castellá, Sch. » de l’Université Cristóbal Colón. La rencontre, à l’initiative de son recteur, le père Francisco Javier Alonso Arroyo, s’inscrit dans le cadre du projet promu par le pape François qui cherche à tisser des liens entre les différentes institutions de la communauté pour éduquer les nouvelles générations.

En guise d’introduction, le père Javier Alonso a lui-même présenté le sens et la portée du « Pacte mondial pour l’éducation ». Il a cité comme précédent le pape Benoît XVI, qui soulignait à l’époque une urgence éducative qu’il définissait comme la difficulté de transmettre aux nouvelles générations les valeurs fondamentales de l’existence, les comportements corrects et les critères sur lesquels construire leur vie.

En ce qui concerne le Pacte mondial pour l’éducation, le père Alonso a fait référence à trois documents rédigés par le pape François, qui résument son approche de la question en tant que représentant de l’Église catholique.

« L’exhortation Evangelii gaudium nous invite à sortir de notre communauté et à communiquer la bonne nouvelle aux périphéries, à aller là où l’Évangile n’est pas, ainsi que les encycliques Laudato si, sur le soin de la maison commune, et Fratelli tutti, pour construire la fraternité. Si nous les lisons, nous nous rendrons compte que le pape François nous donne une approche complète de ce que pourrait être cette nouvelle éducation et qu’elle correspond très bien à ce que nous dit l’UNESCO. C’est un appel au changement, à la conversion, à quitter notre zone de confort et à nous aventurer sur de nouveaux chemins, à rechercher une nouvelle relation avec notre maison commune, c’est-à-dire notre Terre, et à construire une nouvelle fraternité ».

 

Il a mentionné l’invitation lancée par le pape François en 2020 aux familles, aux communautés, aux écoles, aux universités, aux institutions, aux religions, aux dirigeants, aux hommes et aux femmes de la culture, de la science, du sport, aux artistes, aux médias et à l’ensemble de l’humanité à s’engager personnellement à respecter sept engagements :

  1. Placer la personne au centre
  2. À l’écoute de la jeune génération
  3. Promouvoir les femmes
  4. Responsabiliser la famille
  5. Ouverture à l’accueil
  6. Renouveler l’économie et la politique
  7. Prendre soin de la maison commune

Le Pacte mondial pour l’éducation », a-t-il fait remarquer, « est une occasion d’améliorer nos systèmes éducatifs, y compris l’université, et de relever les défis, mais si nous ne nous rassemblons pas, nous ne ferons rien.  C’est pourquoi l’une des propositions du pape est ce qu’il appelle la construction d’un village éducatif au sein d’un territoire : unir les institutions d’un petit territoire et tisser des réseaux entre elles. Le pape rappelle que pour éduquer un enfant, tout le village est nécessaire : nous sommes tous nécessaires. L’approche consiste donc à faire en sorte que le système éducatif, en l’occurrence l’université, ait des liens avec la famille, le marché du travail, l’église, la culture, les pouvoirs publics, et que nous puissions travailler sur des projets communs destinés à la même population d’enfants et de jeunes sur le même territoire ».

Carlos Briseño Arch, OAR, évêque de Veracruz, faisait partie des panélistes, qui ont tout d’abord indiqué comment ils s’attendent à ce que l’Universidad Cristóbal Colón contribue au Pacte mondial pour l’éducation dans leurs domaines respectifs,

 

Edmundo Gómez Martínez

Direction de la communication institutionnelle et de l’image