Le Synode des Jeunes, la Foi et le Discernement Vocationnel se poursuit, avec une dynamique extraordinairement riche dans le partage entre tous les Pères du Synode et les jeunes présents dans la salle.
Il est beau de voir la dynamique qui se crée peu à peu :
- La joie de tous les membres du Synode, y compris le sens de l’humour de l’un des présidents, Cardinal Sako, Patriarche de Babylone des Chaldéens, qui nous a dit tout à fait quelques blagues (très bonnes, soit dit en passant), tandis qu’il modérait l’Assemblée ;
- Le ton juvénile que toutes les réunions prennent et qui contribue beaucoup à la clarté et la transparence ;
- Les espaces de dialogue, favorisés par les longs moments de « déclarations libres », dans lesquels le Synode se fait écho des interventions brèves que l’on entend dans la salle. Juste un exemple : aujourd’hui il y a eu 60 demandes d’intervention pour une heure disponible. Logiquement, il n’y avait pas de temps pour toutes. Mais c’est un bon signe de la volonté de participer.
- La présence constante du Pape, qui reçoit des suggestions et des propositions à maintes reprises des réunions ;
- Les dialogues (formels et informels) qui se tiennent lors des périodes de pause, qui nous permettent de parler entre nous. Je saisis cette occasion pour parler avec des gens dont la réalité est importante de connaitre pour nous (par exemple, un évêque du Cambodge, un autre du Myanmar ou un du Timor-Leste).
Je souligne trois interventions particulièrement significatives. La première, d’un jeune irakien, les deux autres de Pères du Synode :
- L’expérience extraordinaire d’être ami et compagnon de martyrs, tués alors qu’ils se ont dit au revoir à la porte de l’église jusqu’au dimanche prochain. Un jeune homme qui a réussi à transmettre ce que cela signifie de vivre la foi, sachant que cette foi peut vous coûter la vie. Sans aucun doute, la plus longue ovation, excitant, dans la salle synodale ;
- Le sentiment personnel après une semaine de Synode : le besoin de conversion ;
- La nécessité d’envisager la sécularisation pas comme quelque chose de toujours négatif ou sombre, mais comme un fait de la réalité qui nous interpelle et qui est aussi porteuse d’opportunités.
Ils apparaissent avec clarté quelques sujets de discernement :
- L’accompagnement, sa dynamique et le profil de l’authentique accompagnateur ;
- La centralité de l’Eucharistie ;
- Les processus pastoraux complets ;
- Tout ce qui touche à l’éducation ;
- Le type d’Église dont nous avons besoin ;
- L’importance de grandir en communion avec tant de communautés chrétiennes qui souffrent ;
- La prise de conscience du grand nombre de jeunes qui vivent en situations d’exclusion ;
- La vie de prière et les sacrements ;
- La nécessité de communautés accueillantes et missionnaires…
Petit à petit, nous avançons. Demain, nous commençons une nouvelle session de travail en « petits cercles », alors que nous nous préparons pour la canonisation, entre autres, du Bienheureux Paul VI et Monseigneur Romero.
Pedro Aguado